Cartographie des défis économiques et sociaux liés à l’exploitation artisanale et à petite échelle du diamant en Côte d’Ivoire : Étude de cas des zones de Séguéla et Tortiya

En Côte d’Ivoire, il existe 2 zones diamantifères principales, à savoir Séguéla qui renferme environ 90% de la production et Tortiya pour environ 10% de la production1. Toute la production ivoirienne provient d’une exploitation artisanale et à petite échelle (EMAPE). On assiste ces dernières années à une baisse drastique du niveau de production. On est passé de 16.296,04 carats en 2016 à 4.015,22 carats en 2020 selon le dernier rapport du Secrétariat Permanent de la Représentation du Processus de Kimberley en Côte d’Ivoire (SPRPK-CI). Face aux difficultés, l’activité d’exploitation du diamant devient progressivement une activité secondaire pour les artisans miniers. En effet, les ressources issues de la période de gloire du diamant ont servi de capital pour le développement progressif d’autres filières économiques, principalement la culture de l’anacarde (noix de cajou) et l’élevage de bovins. En effet, la Côte d’Ivoire a connu une crise politico-militaire, qui avait poussé le gouvernement à suspendre les exportations de diamants en novembre 2002. Cette mesure avait aussi été suivie par un embargo (Résolution 1643 de décembre 2005) déclaré par l’ONU sur le diamant brut exporté de Côte d’Ivoire. Le motif invoqué était le lien entre l’exploitation illégale des ressources naturelles telles que le diamant, leur commercialisation illicite, le recrutement de mercenaires et la prolifération des armes qui pouvaient exacerber les conflits dans toute l’Afrique de l’Ouest. Malgré la levée de l’embargo sur la commercialisation du diamant ivoirien en avril 2014 et le processus entamé par le gouvernement pour la relance du secteur, le constat reste amer. La baisse des activités minières artisanales ces dernières années et l’augmentation des besoins socio-économiques des communautés obligent à repenser le débat sur la contribution des ressources naturelles au développement local et durable. La complexité de la relance du secteur du diamant nous amène à réfléchir, dans le cadre de cette étude, à une approche holistique incluant toute la chaine des acteurs locaux, ainsi que les revendications et les particularismes des communautés locales.

Additional Info

Author(s)
Groupe de Recherche et de Plaidoyer sur les Industries Extractives (GRPIE)
Publication Year
2021
Language
French
Publishing Institution Webpage
https://www.kpcivilsociety.org
Data Source Classification
Program Report
Research Type
Primary
Research Methodology
Primary - INTERVIEW, Primary - OBSERVATION
Thematic Tags
Social, Livelihoods, Technological, Education and Training, Equipment, Extraction, Legal, Laws and Regulations
Minerals
Diamond
Region
Sub-Saharan Africa
Country
Cote d'Ivoire
Last Updated
September 8, 2022